Nicaragua,  Randonnées

Cerro Negro, El Hoyo et Asososca

Ces trois volcans font partis de la chaine volcanique du Nicaragua et sont proches de la ville de León. S’il est possible de le faire seul (voir les conseils sur ce site), les voyageurs comme moi sans tente, ni sac de couchage, devront passer par une agence. Je n’ai pas trouvé de loueurs de tente dans les environs, faut dire que je n’ai pas trop cherché non plus dans ce sens et ce n’est pas trop dans les mœurs de ce pays.

Quelle agence choisir ?

Séparément, chacun des tours en agence coute entre 30$ et 60$ environ. En regardant sur internet, sur le site de Volcano Day, je tombe sur un tour de deux jours qui permet de faire les trois volcans en une seule fois pour seulement 70$. Donc une bonne remise par rapport aux trois, pris séparément.

Je me déplace durant la matinée à l’agence pour voir s’il y a des disponibilités pour le lendemain. L’agence se trouve au niveau du ViaVia hostel. En plus, quand on prend un tour chez eux on a le droit à une bière, un T-Shirt et un shuttle gratuit pour Las Penitas, qui est la plage de León (à 30 km). On voit pas mal de touristes ayant le t-shirt, « Today it’s gonna be a volcano Day« , donc je me dis que c’est une agence qui fonctionne bien. Pas de chance, je suis tout seul, personne n’a confirmé, j’envoie un message avec mon mail pour qu’ils m’informe si d’autres personnes sont intéressées. Je vais attendre jusqu’au soir, pour avoir un message me disant qu’il me tenait au courant.
Le lendemain matin, je renvoie le même message pour idem, demander si des gens font le trek. Du coup ne faisant rien de ma journée, mis à part continuer mes photos, je vais feuilleter une brochure à l’accueil d’une autre agence, Quetzaltrekkers, qui propose le même trek pour moins cher, 60$. Mais qu’il faut rajouter 9$ pour le Volcano Boarding. Je vais voir sur internet et il semblerait qu’il y ai une disponibilité pour le lendemain, mais je ne vois pas marqué le supplément. Je demande au responsable de l’accueil de l’hôtel, qui me dit qu’il faut aller jusqu’à l’agence. Je me déplace donc et en effet il faut bien rajouter 9$ pour le faire mais dans tous les cas cela reste aussi cher que l’autre, la bière et le shuttle en moins mais au moins j’ai une place pour le faire et des réponses. Je réserve direct pour le lendemain.

Préparatifs

La liste est longue sur ce qu’il faut emmener. Par rapport à l’Acatenango, il faut presque la même chose, sauf qu’on rajoute une tente (pour deux), une sac de couchage, le matelas et les rations, pour un duo, un porte la tente, l’autre les repas. Mais surtout ce qu’il fait le plus peur, ce sont les 8L d’eau demandés, dans ma tête, 8L = 8kg à porter en plus du reste. Le fait que l’on soit en hauteur, on doit aussi emporter des affaires chaudes pour le soir.

J’achèterai deux bouteilles de 3L plus une petite bouteille de Powerade mais pas les 8L.

Le matin je laisse les affaires inutiles à l’hôtel, et j’emporte mon sac. Je préfère prendre le mien car il tient bien au corps, j’ai un peu peur de ceux qu’ils peuvent prêter. Ils sont un peu vieux mais ont quand même l’air de tenir la route au final, en voyant un autre touriste en demander un.
Sur place je récupère une tente, un duvet et un matelas pliable en mousse. Tout rentre juste avec l’eau et les affaires. Le 65L est bien utile.

Cerro Negro

A l’arrière d’un truck, on nous emmène jusqu’au volcan avec les planches et les tenues de protections.

Après le passage à l’entrée de la réserve, on nous débarque au pied du volcan, chacun prend un sac contenant sa tenue, dans lequel on peut y caser son eau et son appareil photo, puis on case sa planche sur le dos avec son sac. On a tous l’air d’avoir des ailes dans le dos prêt à décoller.

Et on est pas loin d’arriver à prendre notre envol, car ensuite on commence à grimper le volcan, et comme au milieu le vent devient de plus en plus fort, on lutte pour pas s’envoler. Si on se débrouille bien on place bien la planche et le vent nous pousse dans la montée. On monte comme cela pendant à peu près une heure.

Tout en haut on écoute les instructions, on enfile sa combinaison, on met son masque et son bandana puis on attend le top départ, on passe deux par deux. Pour régler sa vitesse on se penche plus ou moins et on enfonce plus ou moins les pieds dans les graviers.

 

Et forcement plus on enfonce les pieds, plus on se prend des graviers dans la tête. Beaucoup sont entrés dans mon sac qui se trouvait sous ma combinaison et cela a bien rayé l’écran de mon appareil photo, donc pensez à prendre un sac étanche ou de protection pour vos appareils. Arrivé en bas vous êtes bien noirs, des cailloux pleins les cheveux, les chaussures et le sac du coup. Bien sur faire attention de ne pas aller trop vite et surtout ne pas tomber sinon c’est écorchures, brulures et il y a même déjà eu des fractures. Conseil : Bien vérifier si votre assurance voyage couvre ce genre de frais et de sport.

Ils nous ont même demandé si nous voulions refaire un tour, je ne sais pas si toutes les agences le font. Mais en sachant ce qui nous attendait après, j’ai préféré dire non, même ceux qui étaient là juste pour ça n’ont pas voulu refaire la montée et la descente. J’ai entendu dire que d’autres agences faisaient aussi la course dans la descente. Après l’avoir fait, je n’ai pas trouvé cela extraordinaire, je n’y serais pas allé juste pour faire ça. La vue est quand même sympa et le combo est une bonne solution.

El Hoyo

On revient ensuite au centre, où nous avons laissé les sacs, pour continuer le trek pendant que les autres repartent en ville. Après un petit décrassage et la récupération du sandwich du midi, chargement des sacs sur le dos et début de l’ascension.

La première partie est la plus intense. La côte est vraiment pentue, le sol instable et sablonneux, la chaleur intense, c’est très dur avec le poids sur le dos. Ça rappelle l’Acatenango. Et c’est comme cela pendant presque 1h30, jusqu’à la pause déjeuné, ça sera sandwich au guacamole.

Ensuite le terrain est un peu plus praticable avec beaucoup moins de dénivelés. On continue de monter petit à petit jusqu’au sommet. Juste avant de quitter la forêt, les guides vont nous demander d’aller chercher du bois sec pour faire le feu du soir. Ah bah oui on n’était pas assez chargé comme cela. On essaie tous de trouver une petite place pour ranger nos morceaux de bois sur nos sac déjà plein et bien lourd.

Arrivés en haut, la vue vaut bien tous les efforts fais jusqu’ici.

On vide nos sacs, on monte nos tentes, on se pose une petite heure un peu avant de monter tout en haut pour le couché du soleil.

Pendant la montée on peut observer le premier cratère sous lequel on va dormir. Complètement enseveli, aucune fumée n’en sort. Un peu plus loin on passera devant un autre petit cratère par lequel sort une fumée à l’odeur bien soufrée. Et pour finir nous passerons au dessus du cratère principal, le plus ancien, contenant maintenant une petite forêt. Le sommet du El Hoyo offre une vue à 360° sur la chaine volcanique du Nicaragua. On peut voir ainsi le San Cristobal, le Santa Clara, Le Telica et de l’autre coté le Momotombo. Le ciel est bien dégagé pour le couché du soleil. On s’est régalé encore une fois avec Froggy.

La descente avec le jour qui diminue et le vent, n’est pas simple. Avoir une frontale est bien utile. Le sol est plein de petits rochers qui roulent sous les pieds. On prendra un chemin un peu plus rapide vers le campement.

Le soir ça sera pâtes aux légumes au coin du feu avec marshmallows grillés. Au final un pantalon et un coupe vent suffiront. Pour dormir même si le vent souffle beaucoup, il fait beaucoup moins froid qu’à l’Acatenango. 21h tout le monde est couché. La fatigue, la nuit tombée, il n’y a rien d’autre à faire.

5h15, on nous réveille pour profiter du lever du soleil. Bien positionner sa tente pour rester sous sa couette.

Ensuite c’est petit déjeuner et remballage des tentes pour la suite et fin du périple.

Le lagon d’Asosoca

La lagon c’est le lac qui se trouve dans l’ancien cratère du volcan d’en face, Asososca.

On entame le chemin par la descente du El Hoyo. Descente assez chaotique et compliquée. Le poids du sac et la multitude de petits cailloux font que le chemin est assez dangereux. Mais surtout le lagon semble super loin.

Plus on descend, plus on se rapproche de la forêt autour du lagon et on laisse derrière le coté désertique du volcan.  On va même croiser un long serpent vert dans les arbres. Le terrain est plus plat que sur le versant du volcan mais il y a quand même des passages glissants.

On arrive enfin au lagon au bout de 3h environ.

Tout le monde se dépêche de se mettre en maillot de bain pour profiter du lac. Et au contraire de ce qu’on pourrait penser, l’eau est très bonne. En tout cas meilleur que la piscine de l’hôtel. On en profite aussi pour se frotter un peu car on est très sale. Après une bonne baignade, les guides commencent à préparer le pique nique du midi, des crudités, que l’on mettra dans des tortillas accompagnées d’une pâte de haricots rouges en guise de sauce.

Même pas le temps de digérer qu’on se rhabille et qu’on remet nos sacs pour le meilleur. Remonter la pente du cratère du lagon pour rejoindre le minibus du retour. Après s’être bien détendu, la pente est raide pour la fin. Histoire de bien nous achever.

On croisera la sécurité au moment de monter dans le minibus afin de vérifier si tout est bien en règle vis à vis de l’agence. Ils font cela pour la sécurité des touristes.

Bilan

Voici le tracée de la randonnée que j’ai enregistrée.

Total distance: 23994 m
Max elevation: 1087 m
Min elevation: 88 m
Total time: 03:05:11
Download file: 2020_03_05_El_Hoyo.gpx

Comme d’autres randonnées, vous pouvez toujours essayer de la faire par vos propres moyens. Il vous faudra néanmoins votre matériel de camping et de vous acquitter des droits d’entrées du parc. Le problème que je vois c’est surtout pour le transport, pour arriver au point de départ au Cerro Negro et puis pour revenir après le lagon. Peut être en rejoignant la route, en prenant un bus au passage.

Je pense qu’il est possible de montrer le Cerro Negro et de le descendre sans faire de Volcano Boarding, à pied comme font les guides.

La partie la plus difficile est au départ du El Hoyo, ne pas négliger le matériel, un bon sac qui tient, de bonnes chaussures, crème solaire, frontale, affaires chaudes pour la nuit, maillot de bain, et des bâtons de marches, comme à chaque fois, ils aident vraiment à la montée et à la descente.

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