Guatemala,  Nicaragua

En Route vers le Nicaragua

Après un mois et demi au Guatemala, après toutes ces visites et de très bons moments, il est temps de changer de pays.

Honduras, Salvador ou Nicaragua ?

Au Honduras, la ville de Copán est souvent citée pour la visite de ses ruines, des ruines dignes de celles de Tikal. Mais je ne suis pas plus attiré que cela pour faire de nouvelles ruines mayas. L’autre attrait du Honduras, ce sont ses plages au nord, sur la côte caribéenne, comme La Ceiba, proposant de nombreuses plongées à moindre coût, voire même de passer ses niveaux de plongées à des tarifs très intéressants. Je n’ai pas mes niveaux mais je n’avais pas prévu ce genre de dépenses et d’activités pendant mon voyage.

Au Salvador, ce sont les villes de Santa Ana, avec l’ascension de son volcan, et le côté vieille ville coloniale de Suchitoto qui sont intéressants. Cependant j’ai eu un retour très négatif sur l’ascension de ce volcan par un couple rencontré au lac Atitlan, et par rapport à la sécurité, lu sur des blogs. Sur la côte pacifique, ce sont les plages de El Zonte et El Tunco qui attirent les touristes pour le surf et les vagues. Mais venant de faire El Paredon, il est encore un peu trop tôt pour retourner me la couler douce sur la plage.

De plus, je n’ai pas vraiment trouvé de blogs ou d’autres sites parlant du Salvador et du Honduras et des choses à y faire. Pour cette raison, des raisons de sécurité, le fait qu’il existe des directs pour León au Nicaragua, et qu’il ne me reste qu’un mois et demi avant que mon visa n’expire ( rappel : Le visa est de 90 jours pour un passage dans les 4 pays Guatemala, Salvador, Honduras, Nicaragua), j’ai préféré partir directement au Nicaragua qui offre pas mal de lieux à découvrir.

Quel agence pour le trajet ?

A partir d’Antigua, beaucoup d’agences et de tours proposent directement des shuttles vers León. A l’hôtel, le prix affiché est de 350Qtz. Mais je décide quand même d’aller me renseigner dans d’autres agences locales. Les grosses agences ou hôtels proposent le même prix. Je passe ensuite dans une toute petite agence locale, qui me propose un prix de 265Qtz, presque 10$ de moins, ça vaut le coup. Je prendrais donc mon billet avec eux. C’est dans le minibus que j’apprendrais le nom du groupe qui s’occupe du transport, Roneey Shuttle et on peut directement réserver par leur site à un prix encore plus intéressant.

Le passage des Frontières.

A l’agence on m’annonce un trajet d’environ 12h. Cela me semble raisonnable pour la longueur. Le trajet passe aussi par El Zonte et El Tunco au Salvador, pour ceux qui vont y séjourner. Durant ce trajet, il est prévu de passer par La frontière du Salvador, du Honduras qui possède un accès sur la côte pacifique, puis pour finir du Nicaragua.

A l’agence, on m’avait seulement prévenu qu’on devrait payer 15$ pour l’entrée au Nicaragua. Donc j’avais prévu de récupérer de l’argent à El Tunco, car la devise du Salvador est le Dollar Américain.

Cependant au départ d’Antigua, le chauffeur vient nous demander 24Qtz (environ 3$) pour le passage de la frontière du Salvador. Sauf que n’ayant pas prévu d’autres dépenses, je n’avais plus de Qtz en poche. Un autre passager me propose de m’avancer l’argent. Il paye 54Qtz au chauffeur. Sauf que plus tard on vient à prendre conscience que 24 x 2 ne font pas 54. L’autre couple du wagon paye la même chose tandis que la française seule, paye bien 24. On se demande si cette “taxe” est vraiment nécessaire à la frontière.

A la frontière du Salvador, on s’arrête devant le poste de sortie du territoire. On signe un papier, on présente nos passeports, puis on remonte dans le minibus. Un peu plus loin, au poste frontière, on ne sort même pas du véhicule, le personnel de l’immigration vient nous accueillir, masque sur le visage et gants, pour nous tester contre le coronavirus et vérifier nos passeports et nous poser quelques questions. Étant tous en voyage depuis longtemps, on passe tous sans soucis.

Le voyage continue jusqu’à El Tunco. On dépose la plupart des voyageurs. Je n’aurais pas l’occasion de rembourser l’autre passager car il descend avant que je puisse aller au distributeur (Edit : Je vais le recroiser à León par hasard et du coup lui rembourser ses 3$, une dette est une dette). Arriver devant l’agence de El Tunco, on m’informe qu’il faut changer de bus et que le prochain arrive dans 30 min. Juste le temps d’aller chercher des sous. Ni la carte Max ni la carte Revolut ne me permettent de retirer de l’argent. Je récupère donc avec le Visa une centaine de Dollars. Avec une taxe de 5$ le retrait. Cela fait cher le retrait pour les frontières. Puis j’en profite pour manger une tortas rapidement au restaurant d’à côté pour qu’on m’informe ensuite du retard du minibus. Cela me laisse le temps de visiter un peu la plage et la petite ville. Elle n’a vraiment rien d’exceptionnelle à première vue, c’est surtout une plage de gallets. Je ne regrette pas de ne pas y avoir séjourné.

Le chemin reprend avec de nouveaux passagers qui se rendent au Nicaragua. A partir de là on va rencontrer pas mal de ralentissements sur la route. On doit aussi récupérer d’autres touristes sur la route, qui ont aussi des problèmes de transport pour nous rejoindre.

Après les avoir récupéré, on nous informe qu’on devra à nouveau payer 3$ pour le passage de la frontière. Je ne suis pas le seul surpris, il semblerait que les agences omettent souvent de parler de ces frais supplémentaires.

Arrivé au poste frontière, plus d’une heure de queue pour pouvoir faire tamponner nos passeports, beaucoup de monde. Il n’y a que les touristes qui doivent payer ces 3$, et il faut s’assurer d’avoir le compte juste, ils sont pas du tout aimable et chaud pour rendre la monnaie. Une des passagères devra insister pour recevoir sa monnaie.

Après la sortie du territoire, on passe de nouveau au passage de l‘immigration et même schéma. Agents de sécurité et personnels en blouse blanche, gantés et masqués pour nous passer à la prise de température frontale. Cela passe aussi tranquille.

Il fait déjà nuit, et tard, et on reprend la route pour le passage suivant. Après la frontière on ne change pas de bus mais de chauffeur, donc petit détour dans la ville pour changer de chauffeur. Déjà qu’on est pas en avance.

A cette heure, la route est dégagée donc on avance plus vite. Allez !! dernière frontière à passer. On arrive, personne, top. On donne nos passeports, vérification et hop on passe. Puis viens l’immigration. Personnel gentil, pas de vérification de température. Mais vérification des sacs. Au début de ne comprends pas tout, je comprends “drugs”, donc je me dis, normal il cherche des possibles drogues dans nos sacs de touristes, puis en fait non, c’est “drones” et je comprends que les drones sont interdits au Nicaragua. Donc éviter de le prendre avec vous ou bien le planquer au fond du sac, je n’ai pas tout déballé mais c’est bien embêtant de sortir une grosse partie des affaires en vrac quand c’est rangé proprement et qu’il faut tout remballer rapidement pour repartir.

Un peu plus loin, le chauffeur disparaît ensuite avec nos passeports et nos 14$ pendant 20 min. On ne sait pas trop se qu’il se passe puis il revient avec nos bons d’entrées, tout va bien.

Arrivés à León, le chauffeur nous dépose tous dans nos hôtels respectifs, j’arriverai vers les 1h30 du matin, en étant parti vers les 7h du matin. Un peu plus de 18h de trajet. Une longue journée bien éprouvante mais passage obligatoire.

Bilan

Pensez à garder de la monnaie pour les passages de frontières, environ 20, 25$ en petites coupures pour avoir le montant exact à chaque passage.

Si la longueur du trajet vous fait peur, une nuit (ou plusieurs) à El Tunco ou El Zonte pour couper le trajet en deux est faisable.

Pensez à réserver votre hôtel en avance et à les prévenir de votre arrivée tardive car à une heure du matin ce n’est pas raisonnable ni très faisable de parcourir la ville pour trouver un hôtel.

Au moment où j’écris ces lignes, le coronavirus est une vraie plaie et le passage au frontière devient de plus en plus compliqué. Certaines des frontières viennent même d’être fermées aux touristes européens. Je n’imagine pas ce qui aurait pu se passer si un des touristes avait de la fièvre à cause d’une tourista ou autre maladie récente.

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