Nicaragua

León

Un peu d’histoire ?

León est une ville du Nicaragua. Son nom complet en espagnol, acquis lors de la colonisation, est Santiago de los Caballeros de León, mais ce dernier est rarement utilisé.

La première ville de León a été fondée en 1523 par Francisco Hernández de Córdoba à environ 30 km à l’est du site actuel ; cette vieille León a été endommagée plusieurs fois par des éruptions du volcan Momotombo. Elle a alors été déplacée sur son site actuel, qui était auparavant une ville ethnique appelée Sutiava.

L’architecture de León est d’inspiration coloniale, dont la grande Cathédrale de l’Assomption, construite de 1706 à 1740, avec deux tours ajoutées en 1746 et 1779

La ville est sous la menace et a été à plusieurs reprises envahie par des retombées de cendres du Cerro Negro, notamment lors des éruptions de 1968, 1971 et 1992 qui ont nécessité l’évacuation de ses habitants.

Elle fut la capitale de la colonie espagnole, puis de la république du Nicaragua, en constante rivalité avec Granada. Ce sont les guerres civiles qui, dans le contexte de l’indépendance centraméricaine (1821), ont imposé Managua – fondée à mi-chemin entre les deux villes – comme capitale nationale en 1852. En 1978-1979, León fut le théâtre de lourds combats entre les guérilleros sandinistes et les forces armées, qui laissèrent une grande partie du centre-ville en ruines.

La ville est depuis longtemps le foyer libéral (politique et intellectuel) du pays. L’université de León (fondée en 1812) fut intégrée à l’université nationale du Nicaragua en 1952. Rubén Darío, l’un des plus grands poètes hispano-américains, vécut dans la ville et y fit ses études. Deuxième ville du Nicaragua, León se trouve au cœur d’une importante région agricole et commerciale, où l’on cultive du coton, de la canne à sucre et du riz et où l’on élève du bétail destiné à l’exportation.

Comment arriver à León ?

León n’est pas la capitale, mais est la première ville importante proche de la frontière avec le Honduras, et est donc desservie par les Shuttles arrivant du Guatemala, du Salvador et du Honduras. Ce qui permet de faire un point de chute au Nicaragua. Surtout après 18h de route comme moi en arrivant à 1h30 du matin.

C’est aussi à partir de León qu’il est possible d’aller à Jiquilillo, Las Penitas, Esteli, Managua.

Que faire à León ?

Free Walking Tour

Avant tout, je pense que la première chose à faire est de s’imprégner de l’histoire de la ville en prenant un Free Walking Tour. Il en existe plusieurs, dont certains d’ailleurs ne sont pas « Free », mais je recommande « The Original ». J’ai vu l’affiche dans mon auberge, et j’ai été sur le site pour réserver. Trois horaires possibles, le matin à 9h, et l’après midi à 16 et à 17h, quand il fait moins chaud. Il est aussi possible de se rendre directement à leur petite officine, proche de l’office du tourisme, à coté de la place centrale.

Pendant 30 min, le guide, un étudiant qui fait cela en bonus de ses études, va parler d’histoire, devant la grande fresque murale du centre ville, dont les dessins rapportent les grands faits historiques du pays, des anciennes populations mayas, de l’invasion espagnole aux révolutions récentes pour terminer sur une perspective d’un avenir sain pour les futurs enfants.

On entame ensuite une petite marche dans la ville, devant et dans certains lieux importants, comme la Cathédrale, la rue et la Statue de Ruben Dario, un grand poète du pays, les tags de la révolution où sont morts 4 étudiants et dont les noms sont inscris sur les murs en signe de symbole, le portrait de Sandino reconnaissable à son chapeau, et dont l’ombre plane sur la ville. On peut ainsi découvrir la partie historique de la ville et tous ses symboles, tranquillement avec quelques explications.

Le tour dure environ 1h45. J’ai choisi en anglais mais sur le site il est possible de prendre espagnol. A la fin, un pourboire est le bienvenu. La majorité des touristes ont donné quelque chose.

Distance totale: 1924 m
Altitude maximum: 122 m
Altitude minimum: 85 m
Total time: 02:02:45
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Les Églises et la Cathédrale

Selon le guide, la ville ne compte pas moins de 77 églises. Je ne les ai pas compté et je pense que cela ne sert à rien de toutes les visiter, seulement certaines sortent du lot et méritent le déplacement.

Cathedral Basilica of the Assumption

La première est bien sur la grande cathédrale de la place centrale. C’est un bâtiment de type baroque colonial construit entre 1747 et 1814. En raison de sa construction solide et antisismique, ses murs ont résisté aux tremblements de terre, aux éruptions du volcan Cerro Negro et aux bombardements pendant les guerres civiles. L’Assomption est la plus grande cathédrale d’Amérique centrale et a été le premier siège épiscopal du Nicaragua depuis 1531, ce qui en fait l’un des plus anciens diocèses des Amériques. Dans les cryptes de la cathédrale sont enterrées plusieurs figures illustres, comme le poète et diplomate Rubén Darío au pied de la statue de saint Paul .

Elle est remarquable par sa situation au centre ville, sa couleur blanche et par le fait qu’il est possible de monter sur le toit moyennant 100C$. La billetterie se trouve de l’autre coté de la cathédrale, derrière une toute petite porte au fond d’un couloir étroit. On croirait un cachot quand on voit les femmes derrière leur barreaux. Faut ensuite revenir vers l’entrée principale, une petite porte se trouve sur le flanc gauche à l’extérieur pour montrer et accéder au toit.

On peut ainsi voir l’ensemble des cloches gravées qui s’y trouve, puis marcher sur l’ensemble du toit pour admirer la vue.

Une partie est inaccessible, et une partie est en train d’être repeinte et il faut donc retirer ses chaussures pour y accéder. Penser à prendre des lunettes de soleil car le blanc et la chaleur sont vite insupportable au soleil.

Iglesia Guadalupe

Construite à la fin du XIXe siècle sous les auspices du père Villamil en remplacement d’un ermitage du XVIIIe siècle, elle est de construction simple, en accord avec la sobriété des franciscains . De l’entrée de la cathédrale, on peut voir à droite, tout au fond de la rue vers le sud, la seul église dont l’orientation est vers le nord. Toutes les autres donnent vers l’ouest. La raison ? C’est une église d’origine mexicaine et donc elle est orientée vers le Mexique.

Iglesia El Calvario

Elle est visible et accessible sur la « Main Street », rue à gauche de la Cathédrale, visible aussi du toit. Un fantasme de textures et de couleurs du pur baroque. Le pignon contient de hauts reliefs de la passion du Christ. Les deux clochers peints en rouge sont constitués de reliefs représentant des briques. Le corps central contient une porte centrale en arc romain flanquée de deux portes plus petites et plates. Ils sont tous séparés par des colonnes, surmontés d’une frise recouverte de guirlandes blanches. Construit par l’illustre famille Mayorga, El Calvario date de la première moitié du XVIIIe siècle et il est l’un des joyaux architecturaux de Léon.

Iglesia Del Laborio

Eglise de San Nicolás Tolentino del Laborío , Philippe III d’Espagne a ordonné sa construction en 1618. Elle a été construite dans un style baroque colonial très léger.

Iglesia La Recolección

La construction a commencé le 5 décembre 1786 par l’évêque Juan Félix de Villegas grâce aux contributions des paroissiens. Sa façade baroque mexicaine est considérée comme l’une des plus importantes de la ville. L’intérieur contient également l’un des meilleurs retables baroques de la ville mis en valeur par des peintures et des gravures en argent.

Iglesia de San Francisco

L’église de San Francisco fait partie du couvent de San Francisco, l’un des plus anciens du Nicaragua, fondé en 1639 par le frère Pedro de Zúñiga. À l’intérieur, il reste deux bons exemples d’autels plateresques. Cependant, sa principale attraction est la cour. Construit dans un pur style colonial, il s’agit d’une étendue herbeuse avec une fontaine en pierre de taille au centre à partir de laquelle quatre passerelles rayonnantes, flanquées de citronniers entretenus, mènent aux portiques environnants où certaines des colonnes sont couvertes de bougainvilliers rouges. Vers le sud, une ligne de palmiers royaux ombrage le toit et complète l’ensemble paisible. Sur la place on peut aussi distinguer la statue d’un prêtre et d’un loup, symboles d’un des poèmes de Rubén Darío dont le texte est écrit sur le socle.

Vous pourrez en voir d’autres durant vos balades en ville, plus ou moins vieilles, restaurées ou non.

Les Musées

León est une ville riche culturellement. En plus de ses églises, elle possède un grand nombre de musée, L’étrange musée des croyances et des légendes, le Musée de la révolution, dont l’entrée se situe sur la place du parc central (face à la cathédrale, 100 C$), le Musée d’art de la fondation Ortiz Gurdian, qui longe la grande avenue qui mène à la Cathédrale et qui s’étend sur plusieurs bâtiments, et pour finir, le Musée Dario Ruben, le grand poète de la ville.

Je vais vous avouer que j’en ai fait aucun, donc je n’ai pas plus d’informations dessus, je ne suis pas un aficionados des musées. Mais sachez qu’ils sont là.

La ville

Comme pour beaucoup d’autres villes, se balader dans les rues est toujours sympathique car elles sont toutes différentes.

Distance totale: 8169 m
Altitude maximum: 119 m
Altitude minimum: 72 m
Total time: 03:30:35
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La particularité de León qui m’a marquée, ce sont la taille de ses trottoirs. Certains seront classiques, on va dire, comme chez nous, mais à certains moments ils seront inexistants, et d’autres vont faire au moins 1m de haut. Et quand on marche dessus, on peut changer de hauteur à chaque passage devant une maison, et avec son backpack sur le dos, et bien on fait travailler les fessiers et les genoux. Ce n’est pas vraiment une ville adaptée aux personnes handicapées.

Beaucoup de maisons présentent aussi des architectures spécifiques et des couleurs flashies, comme beaucoup en Amérique centrale jusqu’à présent. La protection est de rigueur, la majorité des fenêtres possèdent des barreaux ainsi que les portes d’entrées, même certains commerces les laissent fermées et il faut commander à travers.

Les Volcans

Cerro Negro

Haut seulement de 726m, c’est un des volcans les plus récents, inactif pour le moment, mais qui possède la particularité d’être encore tout noir, la nature n’ayant pas encore eu le temps de refaire surface dans son périmètre, et surtout par le fait de pouvoir descendre ses flancs sur une planche en bois, ce qu’on appelle, le Volcano Boarding ou Sandboarding.
Beaucoup d’agences propose l’activité, entre 25$ et 30$. Peu de différences entre les agences. A vous de voir entre le T-Shirt offert ou les petits plus, ce qui vous attire le plus et donne envie. Au début je ne pensais pas le faire vu le prix. Mais en cherchant un peu, je suis tombé sur un combo très intéressant, le Cerro Negro, suivi du volcan El Hoyo puis du Lagon d’Asososca. Voir l’article sur le trek.

Volcan El Hoyo

A l’est du Cerro Negro, se trouve l’ancien volcan El Hoyo. Haut de ses 1 089 m, le cratère principal est éteint, on peut encore voir une faible activité par de la fumée qui sort d’un trou sur le flanc, sans doute un petit cratère en activité. Il est aussi possible de dormir en haut en tente, le terrain est assez plat et un petit espace aménagé permet de faire un feu et la cuisine. Les agences proposent l’activité dans les 45$. Voir l’article sur mon trek combiné.

Asososca Lagoon

Encore plus à l’est, se trouve un ancien cratère, que l’on peut observer depuis le El Hoyo, qui lui contient maintenant un lagon dans lequel on peut se baigner. L’eau, à mon grand étonnement était très bonne, meilleure que la piscine de l’hôtel. Une route permet d’accéder au lagon, il faut juste descendre une pente assez raide pour y accéder. Les agences proposent aussi cette activité dans les 40$. Voir l’article sur mon trek combiné.

Volcan Telica

Le volcan Telica est l’autre volcan touristique proche de León . Les agences proposent différents tours pour le visiter. Le tour à la journée, le tour à la journée avec couché du soleil, et le tour de deux jours avec nuit au sommet. Les prix varient entre 40$ et 55$. Pour ma part, j’ai décidé de le faire par moi même, et n’ayant pas de tente, je ne peux pas y rester la nuit et je le ferai en une journée. Je le ferai avec Estelle, une fille rencontrée au trek précédent et qui était d’accord pour m’accompagner. Voir l’article sur cette aventure.

Volcan San Cristóbal

Le volcan San Cristóbal est le plus grand des volcans du Nicaragua du haut de ses 1783m. Il est aussi possible de le gravir mais il semblerait qu’il soit beaucoup plus compliqué que les autres. D’où le prix un peu plus cher pour y aller et aussi un peu plus éloigné de la ville. On le voit bien des autres volcans dans la chaine volcanique.

Canyon de Somoto

La plupart des agences propose aussi des grands tours jusqu’à Somoto pour 110$ mais je préfère y aller directement, y passer la nuit et la faire pour moins cher. Voir l’article de Somoto.

Où dormir ?

Sur booking il y a pas mal de choix, je vais donc choisir une des moins chères qui a une piscine et une cuisine. Il se trouve qu’il y a aussi un billard. Le Mango’s hostel sera un très bon choix. La nuit est à 6$, les dortoirs sont corrects, un ventilateur et un drap de protection par lit, juste la salle de bain qui est un peu vétuste. La cuisine est bien utile et le frigo accessible pour rafraichir les boissons. Et l’eau du robinet est potable, cela m’a un peu étonné mais j’en ai bu sans problème. Je n’ai pas pensé à demander si c’était partout pareil dans León ou au Nicaragua mais il semblerait que oui. Il y a aussi un supermarché par très loin pour faire ses courses et avec des distributeurs de billets qui ne prennent pas de frais (le BAC).

Au retour de Jiquilillo, j’irai aussi au Volcano Hostel. Je voulais être un peu plus prêt des arrêts de bus cette fois ci comme je ne reste pas longtemps. Très bien aussi, et pas cher. 5$ la nuit avec le petit déjeuner. Et celui ci fait aussi supermarché, du coup pas besoin d’aller très loin pour une bouteille d’eau. Juste un peu bruyant car proche d’une grosse avenue.

Comme à Antigua si vous voulez un peu plus d’animation, il y a le Poco a Poco, Bigfoot hostel ou le ViaVia, l’un en face de l’autre, siège de l’agence Volcano Day.

Où manger ?

La ville ne manque pas de restaurants. Le midi on peut trouver des buffets vraiment pas cher, on y mange pour 40 à 50C$, boisson comprise. Lors du Free Tour, le guide indique les deux buffets pas loin de la place centrale.

Je me suis aussi fait un petit plaisir en allant prendre une pizza au Hollywwod Pizza. La pizza est aussi chère qu’en France. Aux environs de 10$. J’en ai quand même trouvé une petite pour 200C$ avec la boisson. Il y a même un Pizza Hut, Subway et un Mc Do si vous êtes en manque de gastronomie américaine. La visite du Mc Do dans un vieux bâtiment coloniale vaut un petit détour.

J’ai aussi tenté le Kebab local. Ce n’est pas du mouton comme chez nous mais du poulet et ils appellent cela Shawarma comme nos restaurants libanais sauf que cela n’a rien de libanais.

Puis il existe une multitude de petites enseignes locales, en trainant dans les rues, il y a pas mal de choix. Un peu moins le soir, ne pas aller manger trop tard.

Derrière la cathédrale il y aussi un grand marché couvert où vous pouvez acheter à manger. Et le soir juste a coté il y a deux petits barbecues de rue bons et pas chers. Et dans d’autres rues vous pouvez aussi trouver des roulottes fast food.

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